halloween+
24/10/2009 17:59 par algo_de_lindo

Origine
L'Halloween est une fête folklorique traditionnelle à laquelle certains attribuent une lointaine origine celtique. Pendant la protohistoire celtique, existait une fête religieuse - Samain en Irlande, Samonios en Gaule –, qui se déroulait sous l’autorité des druides, pendant sept jours (le jour de Samain lui-même et trois jours avant et trois jours après). « C’est une fête de fermeture de l’année écoulée et d’ouverture de l’année à venir. Le temps de Samain est celui du Sid brièvement confondu avec celui de l'humanité. » C’est la période de possibles rencontres mythiques entre certains hommes et les dieux des Tuatha Dé Danann. La civilisation celtique (et la religion et les fêtes druidiques) a disparu d’Irlande au Ve siècle, avec l'évangélisation hagiographique de saint Patrick. La fête chrétienne de la Toussaint, à laquelle est adossée Halloween, n’a été instituée qu’au IXe siècle par le pape Grégoire IV. L’abondante littérature irlandaise médiévale, élaborée par les clercs entre le VIIIe et le XIIe, ne mentionne que la fête sacrée de Samain.
L’étymologie appartient strictement à la langue anglaise, sans aucun rapport avec le gaélique ou toute autre langue celtique. Son nom actuel est une altération de All Hallow Even, qui signifie littéralement le soir de tous les saints du paradis, c'est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la Toussaint (hallow est une forme archaïque du mot anglais holy qui signifie : saint, even est une forme usuelle qui a formé evening (soir)). L'orthographe Hallowe'en est encore parfois utilisé au Canada et au Royaume-Uni.
La fête folklorique d’Halloween a été, pour finir, importée sur le continent nord-américain par les immigrants catholiques britanniques.

Symboles
À l’origine, le symbole d’Halloween était un navet contenant une bougie pour commémorer la légende de Jack-o'-lantern (Jack à la lanterne), condamné à errer éternellement dans l'obscurité entre l'enfer et le paradis en s'éclairant d'un tison posé dans un navet. Le navet fut progressivement remplacé par une citrouille, elle-même remplacée quelquefois par un potiron ou un autre légume : on le découpe pour y dessiner, en creux, un visage grimaçant, puis on place une bougie en son centre. Même s'il y a une tradition des Îles Britanniques consistant à sculpter une lanterne à partir d'un rutabaga, d'une betterave fourragère ou d'un navet, la pratique fut associé à l'Halloween en Amérique du Nord, où la citrouille était plus large et plus facile à sculpter.
L'imagerie qui entoure l'Halloween est largement un amalgame de la saison de l'Halloween elle-même (saison où les nuits deviennent de plus en plus longues par rapport au jour), d'un siècle ou presque de représentations artistiques (notamment dans les films américains), et une volonté mercantile de commercialiser ce qui a rapport au sombre et au mystérieux. Ceci implique généralement la mort, la magie ou des monstres mythiques. Les personnages couramment associés à l'Halloween sont les fantômes, les goules, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les corbeaux, les vautours, les maisons hantées, des personnages à tête de citrouille, les chats noirs, les araignées, les gobelins, les zombis, les momies, les squelettes, les loup-garous et les démons. Surtout en Amérique du Nord, le symbolisme est inspiré par les classiques du cinéma d'horreur, avec des personnages comme Dracula, le monstre de Frankenstein, le Loup-Garou et la momie. Les maisons sont souvent décorées avec ces symboles.
L'orange et le noir sont les deux couleurs traditionnellement associées à l'Halloween. Dans les produits et les images plus récentes, on retrouve aussi du mauve, du vert et du rouge. L'usage de ces couleurs est, en partie, dû à leur usage dans les publicités ayant rapport à cette fête depuis plus d'un siècle.

Passage de l'Halloween
L'événement principal de la fête est le « passage de l'Halloween » durant lequel des enfants déguisés vont de porte en porte pour réclamer des friandises. Les petits anglophones crient « Trick or treat ! », qui signifie « Des bonbons ou un mauvais tour ! ». En ce sens, Halloween fut d'abord connue sous le nom de « Soirée des tours » dans les premières régions du Québec où elle se diffusa, parmi lesquelles la Gaspésie où plusieurs Irlandais et Jersais s'installèrent au XIXe siècle. Même si cela ressemble à une tradition plus ancienne en provenance d'Écosse et d'Irlande, la collecte rituelle de l'Halloween apparaît seulement au début du XXe siècle siècle en Amérique du Nord, et s'est peut-être développée indépendamment. Les habitants de la maison, eux-mêmes souvent déguisés, donnent des friandises, des barres de chocolat, et parfois même des boissons gazeuses. Certaines personnes utilisent des effets sonores et de la fumée pour ajouter à l'ambiance.

source
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Le soir d'Halloween (31 octobre), dissimulés sous des costumes mystérieux ou terrifiants, petits lutins, monstres et sorcières partent à la conquête de bonbons.
Voici un "petit historique", transmis par la Chambre syndicale nationale de la confiserie, des friandises que ces enfants glaneront peut-être en chemin...
- BONBONS ET SUCETTES
Les bonbons se déclinent en de multiples variétés: acidulés, sucres d'orges, berlingots, feuilletés, fourrés... et les sucettes en boules, en fers de lance, plates ou rondes, torsadées, en sifflet...
- BOULES DE GOMMES
Connues depuis des siècles, les gommes contiennent une substance végétale: la gomme arabique, extrait naturel de l'acacia. Leur texture est moelleuse et leur saveur douce se marie aux parfums variés (violette, fleur d'oranger...).
- CARAMEL
Au lait, à la crème ou au beurre, à la vanille, au chocolat ou au café... ce grand classique sait également se montrer audacieux: parfumé au citron, à l'orange, à l'ananas et même à l'orgeat (amandes et fleur d'oranger), enrobé de chocolat ou encore agrémenté de pépites de myrtilles et de framboises, ou d'amandes, ou de noisettes broyées. Sans oublier le caramel au beurre salé, une fine spécialité à déguster en Bretagne et Normandie.
- CHEWING-GUM
A l'origine, il s'agissait d'une gomme naturelle, le "chicle", fourni par un arbre de la jungle mexicaine, le sapotier, que les Mexicains avaient l'habitude de mastiquer après l'avoir fait sécher en petites bandes.
- DRAGEES
Ovales et lisses, les dragées s'associent aux jours heureux... Si sa date de naissance reste imprécise, en France, la dragée a acquis ses lettres de noblesse au XIIe siècle: les apothicaires firent fondre le sucre de canne rapporté par les Croisés, pour enrober des épices et des amandes. Produit d'un savoir-faire, il ne faut pas moins de 10 jours pour fabriquer une dragée!
- FRUITS CONFITS
Avec comme ingrédient de base le sucre, la tradition de confire des fruits remonterait aux Romains, qui les trempaient dans du sirop de sucre. Arôme, suavité et souplesse sont les critères de qualité du véritable fruit confit. Il faut également citer les marrons glacés, très en vogue sous le règne de Louis XIV.
- GELIFIES
Apparus dans les années 50, ils sont tout en tendresse et aux couleurs de l'arc-en-ciel. Aujourd'hui, les confiseurs donnent corps aux créations les plus fantasques: dauphins bleus, éléphants oranges, souris vertes...
- NOUGAT
Installé en Provence dès le Moyen-Age, le nougat, l'une des confiseries les plus réputées au monde, a conquis l'Ardèche au 16e siècle grâce aux plantations d'amandiers développées par Olivier de Serres... C'est à la fin de ce siècle que Montélimar en devint la capitale. La plus belle légende concernant son origine remonte au XVIIe siècle: l'appellation nougat viendrait de l'expression "tu nous gâtes".
- PASTILLES
Elles se déclinent à tous les parfums et doivent leur nom à Jean Pastilla, confiseur favori de la famille Médicis, introduit à la Cour sous le règne d'Henri IV. Celles de Vichy, dont le chimiste Darcet est à l'origine, sont de loin les plus célèbres.
- PATES A MACHER
Dites "pectorales", elles figuraient autrefois dans le Codex des apothicaires. Une recette de base commune, mais une texture différente et plus aérée différencie la pâte à mâcher de la gomme.
- PATE D'AMANDES
Avec des amandes douces finement broyées, la pâte d'amandes est découpée ou moulée, puis candie: elle s'utilise beaucoup en fourrage de bonbons, de chocolats, et dans le célèbre calisson d'Aix-en-Provence.
- PATE DE FRUITS
L'Occident découvre son aïeule au retour des Croisés, sous forme de "confitures sèches", qui permettaient de conserver les fruits. Mais dès le Moyen-Age, elles sont considérées comme des douceurs de choix.
- REGLISSE
Extraite d'une racine, elle a longtemps été utilisée pour ses vertus thérapeutiques adoucissantes, avant de découvrir sa vocation éminemment plus gourmande à partir de la fin du XIXe siècle. Dure ou souple, elle se décline en une multitude de formes: gommes, pastilles, dragées, rouleaux (surnommés "lacets de bottine")...
Voici une petite recette d'épouvante, facile à réaliser:
TETE DE SORCIERE (4 personnes). Faire fondre 200g de chocolat et 20g de beurre avec deux cuillères d'eau. Ajouter trois cuillères de crème fraîche et la moitié du zeste râpé d'une orange. Verser le tout dans des ramequins et mettre au frais. Une fois les fondants au chocolat pris, les démouler et poser le décor de la tête de sorcière, créée, selon vos envies, avec le reste du zeste d'orange et différentes friandises. AP
Sur le Net: http://www.confiserie.org